REPORTAGE : Bruno Bodard, Président du Comité de Vannes de la Légion d’Honneur

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Bruno Bodard : nouveau Président du Comité Pays de Vannes de la Légion d’Honneur.

Connu pour avoir dirigé pendant 30 ans l’Office du Tourisme de Vannes, Bruno Bodard est également le créateur et le Directeur Général de l’ONG internationale le Club des Plus Belles Baies du Monde.  Il s’investit également dans des œuvres caritatives.

« Toute ma vie, j’ai servi, rendu service. C’est une valeur qui nous rassemble tous ».

Il nous présente son programme :

LA LÉGION D’HONNEUR

La Légion d’honneur est la plus haute distinction nationale. Depuis deux siècles, elle récompense les mérites éminents des citoyens et les désigne comme modèle de civisme français. Elle fait partie du patrimoine national. Institution contemporaine, populaire, vivante, et incarne des valeurs fortes liées à l’histoire de France.

Trois principes fondateurs :

La récompense du mérite individuel en dehors de toute considération sociale.

L’universalité de la reconnaissance du mérite, qu’il soit militaire, civil, sportif, artistique ou associatif.

La contribution au bien public à l’intérêt commun. Les décorés, dans toute la diversité de leurs activités, contribuent au développement de la France, à son rayonnement, à sa défense.

La Légion d’honneur témoigne plus largement des bouleversements technologiques, des mutations sociales, des compétitions économiques. Elle reflète les enjeux scientifiques, les grandes causes humanitaires ou les exploits sportifs. De même, les promotions actuelles s’appliquent à mieux représenter le monde économique et à intégrer des chefs d’entreprise, des ingénieurs, des chercheurs, des techniciens, des professions libérales ou encore des acteurs de l’économie numérique.

La Légion d’honneur est l’une des décorations les plus connues au monde. Elle a souvent servi de modèle dans de nombreux pays étrangers.

HISTOIRE DE LA LÉGION D’HONNEUR

La Légion d’honneur est créée le 19 mai 1802 par la volonté du Premier consul, Napoléon Bonaparte, dans un contexte hostile. Après de longues discussions au Conseil d’Etat, elle est adoptée par 56 voix contre 38 au Tribunat et 166 voix contre 110 au Corps législatif. La nouvelle institution s’inscrit dans le vaste programme de réorganisation de l’Etat, au même titre que le code civil, le Conseil d’Etat, la Cour des comptes, le corps préfectoral ou les grandes écoles. Bonaparte est conscient de la nécessité de rétablir un système complet de récompenses, inspiré des anciens ordres honorifiques balayés par la Révolution, mais respectueux de l’égalité entre les citoyens. Visionnaire, Bonaparte poursuit trois objectifs : Réconcilier les Français épuisés par dix ans d’instabilité politique et de conflits militaires. Fédérer autour d’un idéal commun : l’honneur individuel et l’honneur national. Unir le courage des militaires aux talents des civils, comme le symbole fort d’un État puissant et unifié. Ce qu’annonce la création de la Légion d’honneur est majeur : pas de privilèges, ni d’exemptions, ni de rétributions, mais la reconnaissance du seul mérite individuel acquis et non transmis. Jusqu’au Second Empire, les militaires représentent environ 75% des effectifs même si l’ordre s’ouvre peu à peu à d’autres univers, notamment, sous la Monarchie de Juillet, à l’artisanat, la petite industrie et au négoce de quartier. Sous Napoléon III, la Légion d’honneur reflète encore plus fidèlement la société française et toutes les activités du pays y sont désormais représentées traduisant en particulier l’essor de l’industrie et le développement des œuvres sociales. Au tournant du XXe siècle, les Français légionnaires sont un peu moins de 45.000. Tout change lors de la Première Guerre mondiale. Par les sacrifices et les actes de courage innombrables qu’elle génère, la guerre de 1914-1918 impose une modification des critères d’attribution de la Légion d’honneur et une augmentation des effectifs. Cette augmentation des effectifs se renforcera à chaque nouveau conflit, Seconde Guerre mondiale, Indochine et Algérie. En 1962, l’ordre comprend 320.000 membres. C’est pour mettre fin à cette inflation qui porte atteinte au prestige de la Légion d’honneur que le général de Gaulle entame en 1962 une grande réforme du système des décorations nationales. Pour la Légion d’honneur, il édicte un code, synthèse des législations précédentes, et fixe un nombre maximum de décorés vivants (125.000 personnes). La Légion d’honneur poursuit son adaptation aux évolutions de la société. En 2007 sont prises différentes mesures : application d’une stricte parité hommes-femmes dans les promotions civiles, création d’une promotion du bénévolat associatif et lancement de la procédure d’initiative citoyenne, qui autorise un particulier à solliciter l’admission dans l’ordre d’un de ses concitoyens méritants.

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