SOCIÉTÉ : Le 20 novembre : Journée Internationale des droits de l’enfant.

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Le 20 novembre est la Journée Internationale des Droits de l’Enfant, l’occasion de dresser un bilan du quotidien des enfants dans le monde, en France sans oublier les enfants-soldats.

Il y a 30 ans, le 20 novembre 1989, l’ONU et les dirigeants du monde ont pris un engagement historique envers les enfants du monde entier en adoptant la Convention relative aux droits de l’enfant, qui fait office d’accord international. Cette convention est devenue le traité relatif aux droits de l’homme le plus largement ratifié de l’histoire et a contribué à transformer la vie des enfants dans le monde entier.

Malgré cela, aujourd’hui encore, beaucoup d’enfants n’ont toujours pas la possibilité de profiter pleinement de leur enfance.

Il y a trente ans, Internet n’existait pas, les enjeux liés au changement climatique n’étaient pas pris en compte avec autant d’acuité, les guerres et les conflits – qui s’étalent dans le temps – ne provoquaient pas des flux de migration aussi importants.

Rappelons qu’un enfant sur quatre vit dans une zone de conflit ou de catastrophe naturelle, que 385 millions sont dans une extrême pauvreté, que 51 millions n’ont pas d’état civil et donc aucune existence légale et que 30 millions sont obligés de se rendre dans un autre pays pour être en sécurité.

Une convention et des droits

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant est un texte de 54 articles. Cette convention adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989, affirme qu’un enfant n’est pas seulement un être fragile qu’il faut protéger mais que c’est une personne qui a le droit d’être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l’endroit du monde où il est né. Et aussi qu’il a le droit de s’amuser, d’apprendre et de s’exprimer. Elle a été ratifiée par 195 pays. Seuls la Somalie et les États Unis ont refusé de s’engager.

Ce texte est très important, mais pas suffisant : il reste beaucoup à faire pour que les droits des enfants soient une réalité. Les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c’est tout d’abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C’est à ce prix que les droits de l’enfant seront véritablement respectés.

DANS LE MONDE

L’UNESCO a toujours accordé une place significative à l’enfant au sein de ses programmes et de ses activités, qui visent notamment au développement optimal de la personnalité dès la petite enfance, au progrès social, moral, culturel et économique de la communauté, à l’appréciation des identités et valeurs culturelles, et à la sensibilisation au respect des droits et des libertés fondamentales.

L’Unicef, dans son rapport annuel intitulé « Enfants exclus, enfants invisibles » relève qu’il existe de nombreux enfants qui ne sont même pas enregistrés à l’état civil. Ce même rapport indique que plus d’un milliard d’enfants sur Terre « souffrent de privations extrêmes liées à la pauvreté, à la guerre et au sida ».

En 2018, un enfant meurt encore toutes les 3 secondes. Sans parler des millions d’enfants privés d’éducation, de soins, de nourriture, d’eau potable.

EN FRANCE

Un million d’enfants pauvres

19.000 enfants maltraités

76.000 sont en danger dans un contexte familial dégradé et qui menace leur développement éducatif et/ou matériel

240.000 enfants placés ou pris en charge

85 000 sont touchés par le saturnisme

150 000 filles et garçons quittent chaque année le système scolaire sans aucune perspective

15 000 ne suivent pas leurs cours alors qu’ils sont inscrits au collège ou au lycée et qu’ils n’ont pas encore 16 ans.

15 % des enfants qui arrivent au collège ne comprennent pas ce qu’ils lisent.

L’ENFANT-SOLDAT

Un enfant soldat est un enfant combattant, fille ou garçon, âgé de moins de 18 ans, et parfois dès 6 ans ; selon le protocole facultatif à la Convention internationale des droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés.

L’enfant-soldat n’est pas seulement un membre d’un groupe armé qui participe activement aux hostilités. Un enfant-soldat ne porte pas nécessairement un uniforme et une arme : il peut être recruté dans un groupe armé en tant que cuisinier, porteur, gardien, espion, messager, garde du corps, esclave sexuel, « détecteur » de mines…

Aujourd’hui, près de 300 000 enfants combattent dans le monde. Leur recrutement commence dès l’âge de 10 ans. Les enfants-soldats sont instrumentalisés en machines de guerre qui exécutent jusqu’à parents et amis.

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