LIVRES-ET-NOUS : « DERNIER ARRÊT AVANT L’AUTOMNE » DE RENÉ FRÈGNI

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Mystères au pays de Giono. Comment réagir face au coupable en aveu d’un crime ?

Le narrateur, écrivain, a trouvé un travail idéal dans un village de Provence : gardien d’un monastère inhabité, niché dans les collines. Il s’y installe avec pour seule compagnie un petit chat nommé Solex. Un soir, en débroussaillant l’ancien cimetière des moines, il déterre une
jambe humaine fraîchement inhumée. Mais quand il revient avec les gendarmes, la jambe a disparu… Qui a été tué? Et par qui?

L’enquête mènera, par des chemins détournés, à des vérités inattendues. Entre-temps, nous aurons traversé les paysages de l’arrière-pays provençal, peints avec sensualité par René Frégni. Sa langue forte et lumineuse communique son émerveillement face à toutes les formes de vie et de plaisir.

L’intrigue policière souligne l’âpreté de ces forêts et vallons sauvages et donne tout son rythme au récit, jusqu’au dénouement.

« Le monastère est pourpre. L’automne a lancé sur le cloître et la maison de l’évêque ses longues draperies de vigne vierge, elles mordent les génoises et retombent en pluie de sang devant les sept fenêtres de chaque étage. Seule la chapelle reste blonde et fière au pied de la colline.

RENÉ FRÈGNI :

Né à Marseille, le 8 juillet 1947.

Déserteur à 19 ans, il vit cinq ans de petits boulots en Turquie sous une identité d’emprunt.

De retour en France, il a travaillé durant sept ans comme infirmier dans un hôpital psychiatrique avant de faire du café-théâtre et d’exercer divers métiers pour survivre et écrire. Depuis plusieurs années, il anime des ateliers d’écriture dans la prison d’Aix-en-Provence et celle des Baumettes. Il vit à Manosque mais son cœur bat à Marseille. La ville est presque au centre de tous les polars qu’il écrit.

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