REPORTAGE : LA GENDARMERIE, UNE FORCE HUMAINE

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Nous sommes habitués à les croiser quotidiennement et leur présence bien souvent nous rassure : les gendarmes.

Mais que connaissons-nous exactement de cette institution, héritière de la Monarchie et enfantée par la République.

Représentante de l’autorité de la République dans l’ensemble des territoires métropolitains et d’outre-Mer, la gendarmerie est en mesure d’accomplir l’ensemble de ses missions dans toutes les situations susceptibles de se présenter sur le territoire national (en temps de paix comme en temps de guerre).

Placée sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur depuis 2009, elle conserve néanmoins son statut militaire notamment pour les opérations extérieures (OPEX).

SES MISSIONS :

-Rassurer et protéger

-Enquêter et interpeller

-Sécuriser et maintenir l’ordre

-Intervenir et Défendre

-Aide aux victimes.

Pour assurer toutes ses missions, la Gendarmerie Nationale recrute.

Pour bénéficier d’une information complète, il suffit de contacter le C.I.R (Centre d’Information et de Recrutement).

Nous avons rencontré le Lieutenant-Colonel Philippe TRAON et Lise-Marie GAUTIER, Maréchale des Logis Chef :

UN PEU D’HISTOIRE :

La gendarmerie est l’héritière des maréchaussées dont la création remonte à la guerre de Cent ans (1337 – 1457) pour contrôler les débordements des troupes. La déclaration du 25 janvier 1536 étend la compétence de ces compagnies à la population civile. La création des brigades remonte aux réformes entamées par Colbert à Paris en 1668, système qui est parachevé par Claude le Blanc en 1720. Les réformes du XVIIIe siècle créent la première force de police à caractère national. L’édit de 1720 sédentarise les unités, permettant ainsi une continuité dans le service. Après la réforme de 1778, toutes les compagnies ne forment plus qu’un corps unique : la maréchaussée, comptant 4 114 hommes à la veille de la Révolution. Cette période est décisive puisqu’elle détermine les attributions de la maréchaussée puis de la gendarmerie pour plusieurs siècles : rechercher et poursuivre les malfaiteurs, assurer la libre circulation des biens et des personnes, observer la bonne marche des troupes, veiller au bon ordre dans les fêtes et autres assemblées, maintenir en toutes circonstances la sûreté et la tranquillité publiques.

Le 16 février 1791, une loi organise et crée une nouvelle institution, héritière de l’ancienne maréchaussée : la gendarmerie nationale. La loi du 28 germinal an VI (17 avril 1798), considérée comme « la grande Charte » de la gendarmerie, vient réformer le corps et augmente les effectifs qui passent à 10 000 hommes .Elle codifie  les principes d’action et les missions de l’Institution, précisant notamment ses attributions en matière de police administrative et de police judiciaire. Cette loi fut, avec le décret organique du 20 mai 1903, le principal fondement du service de l’Arme jusqu’à la loi du 3 août 2009.

Au 1er juillet 2005, la Gendarmerie nationale a procédé à une réorganisation de sa chaîne de commandement territorial, s’inscrivant ainsi dans le processus de réforme de l’État. Elle s’articule En 22 régions de gendarmerie correspondant aux 22 régions administratives. Chaque commandant de région exerce son autorité sur les unités territoriales de sa région et se trouve directement subordonné au directeur général de la Gendarmerie nationale.

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