VANNES : Au kiosque : Exposition « Marins d’orgueil » Jacques de Thézac

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AU KIOSQUE, du 27 mai au 16 juin MARINS D’ORGUEIL Jacques de Thézac (1862-1936).

Pionnier de la photographie des gens de mer, est l’acteur majeur de l’amélioration de leurs conditions de vie à travers la création des abris du marin. En 1899, il crée l’Almanach du marin breton dont le but est d’apporter instruction et divertissement aux marins, puis en 1908, il fonde l’Œuvre des Abris du Marin. Il fera alors construire jusqu’en 1914 douze abris, la plupart dans le Finistère, et un dans le département du Morbihan, au Palais à Belle-Île. Passionné de photographie, il réalisa, grâce à son sens de l’observation et à son amour du milieu maritime, de véritables reportages sur la vie des marins pêcheurs du début du siècle. Refusant le pittoresque facile, Jacques de Thézac a déjà, d’instinct, l’œil de l’ethnographe.

Exposition réalisée en partenariat avec le musée Départemental Breton et l’Almanach du marin breton.

Kiosque culturel de la Mairie de Vannes – Esplanade du Port Horaires : 10h-13h / 14h-19h

JACQUES de THEZAC

Jacques de Thézac est né en 1862 à Orléans. De santé fragile, il doit interrompre de bonne heure ses études pour trouver la guérison en Saintonge, le berceau de sa famille. Encore adolescent, il se passionne pour la voile et, seul sur son canot, navigue entre La Rochelle et Oléron.

Plus tard, le jeune aristocrate participe à des régates sur les côtes bretonnes et charentaises. Il remporte ainsi de nombreuses courses à bord de voiliers dont il conçoit parfois lui-même les plans.

Il navigue alors six mois de l’année « moins par amour de la mer, écrit-il, que pour le plaisir de voir de près des marins à l’oeuvre ». En observant les pêcheurs au travail, il prend conscience de leur rude existence et cherche vainement le moyen de leur être utile.

En 1888, son mariage avec Anna de Lonlay, une Concarnoise, va lui permettre d’affirmer son idéal de générosité en terre bretonne. Le jeune couple s’installe à Sainte Marine, à l’embouchure de l’Odet.

À l’occasion de ses croisières, le yachtman mesure l’étendue de la misère qui touche les pêcheurs et le prolétariat ouvrier des grands ports sardiniers. Il découvre des chaumières basses où s’entassent des familles dont le seul gage de richesse est souvent de posséder de nombreux enfants. Il prend conscience des ravages de la tuberculose dans des logis incommodes et surpeuplés. Il voit fréquemment des pêcheurs et même de jeunes mousses s’enivrer dans les cabarets après de rudes journées et d’interminables nuits passées en mer.

En 1898, lassé de naviguer « pour le plaisir », Jacques de Thézac décide d’agir. Témoin des ravages de l’alcoolisme dans les milieux maritimes, il se donne pour but de combattre ce terrible fléau.

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