REPORTAGE : MARAIS SALANTS DU MORBIHAN EN EXPLOITATION (3) : TRUSCAT

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Les marais de TUSCAT à SARZEAU (propriété de la commune de Sarzeau).

Olivier CHENELLE a repris l’exploitation des lieux en 2016.

Inexploités depuis les années 1950, Olivier CHENELLE, ex-paludier de SAINT ARMEL, passionné de la faune et de sa biodiversité, soutenu par la mairie de Sarzeau et des centaines de Sarzeautins, après avoir restauré la saline, il en a repris la production et révélés ainsi tous les trésors cachés de cet endroit exceptionnel.

Il y a, outre remis au goût du jour les salines, mais aussi, créé des îlots pour les oiseaux afin d’y accueillir un maximum de sternes, d’avocettes, d’échasses et toutes ces espèces inféodées aux marais salants.

Il espère ainsi, non seulement reproduire son ouvrage de Saint Armel avec des sentiers truffés d’anecdotes qui réjouissent tant les visiteurs, mais aussi, parvenir à exploiter une trentaine d’œillets dans un 1er temps au sein de cette saline qui fait l’objet d’un bail emphytéotique pour la durée de 25 ans.

Olivier CHENELLE  PALUDIER

Saline de  TRUSCAT  à  SARZEAU

Olivier CHENELLE, déjà plusieurs années à travailler au sein des salines à son actif…

Formé sur les marais salants de Guérande, il a tout d’abord fait ses premières armes à Saint Armel pendant 12 ans pour émigrer vers la saline de Truscat en Sarzeau où il partage sa passion des oiseaux d’eau, migrateurs ou non et la culture du sel.

Seul à travailler sur la saline, il arrive à un bon chiffre de tonnes de sel collectées par an tout en privilégiant la vie des oiseaux sur le marais.

Il collecte ce sel si précieux, gros sel et fleur de sel qu’il vend sur les marchés le matin et/ou le soir, priant le ciel qu’aucun orage ne viennent perturber cet écosystème tellement fragile… et, au passage, observe les oiseaux, sa passion, faisant toujours en sorte de ne pas les déranger, ou que ceux-ci ne le dérangent pas dans son travail.

Ainsi, il arrive à un fort bon pourcentage de réussite dans la vie des oiseaux, leur reproduction, leur nombre, dans la qualité des espèces également avec même certaines qui avaient disparus du territoire breton…

Mais, je vais vous laisser découvrir tout ceci dans l’interview qui suit et dans laquelle il parle tellement bien de ses deux passions : Le sel et les oiseaux, qui pour lui, forment un parfait équilibre de vie.

Marie NIQUEL

La saline de Truscat, à Sarzeau, plus ancienne saline du Golfe du Morbihan

Le marais de Truscat, est situé dans le Morbihan, dans la commune de Sarzeau, et est accessible par le lieu-dit Kerbodec, puis en empruntant un petit sentier à pieds, qui descend tout droit vers le golfe. Entrez ensuite dans la prairie à votre gauche et vous serez arrivés au pied

Les salines de Truscat ont été créées au XVe siècle, et exploitées jusque dans les années 1950.

En 1463, le Duc François II de Bretagne concéda le site à Jean Maubec, son secrétaire, afin de remettre en état d’anciens marais salants abandonnés depuis longtemps.

Les héritiers de Jean Maubec vendirent la saline à un riche négociant, Étienne de Francheville entre 1507 et 1515.

En 1540, la saline s’étendait sur 5 hectares et comprenait 75 oeillets.

Le fils d’Étienne, René de Francheville obtint du roi Henri III une nouvelle concession pour agrandir l’étendue de ses marais salants en 1558, ce qui porta à une centaine le nombre d’oeillets exploités.

Les ventes de sel et de grain lui assuraient de confortables revenus, et il armait ses propres navires pour commercer avec les pays voisins.

En 1672, 120 nouveaux oeillets situés entre la presqu’île et le manoir s’ajoutent aux précédents.

L’exploitation se poursuivra jusqu’aux années 50.

 

 

 

 

 

 

 

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