TOURISME 3 : Du 4 février au 5 mars: ouverture des cairns de Gavrinis et de Petit Mont

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Ceci n’est pas un tas de pierres… Ceci est un cairn, un monument mégalithique, une architecture en pierre sèche, de près de 7000 ans !

TOURISME-3-LES-CAIRNS-DE-GAVRINIS- ET-DU-PETIT-MONT-1Les sites mégalithiques sont emblématiques du Morbihan, parmi lesquels le célèbre cairn de Gavrinis situé, au cœur du Golfe du Morbihan, sur l’île de Gavrinis à Larmor-Baden et le cairn de Petit Mont, qui du haut de son promontoire au bout de la presqu’île de Rhuys veille sur l’océan et le Golfe du Morbihan.

Une nouvelle fois cette année, les cairns de Gavrinis et de Petit Mont sont ouverts à la visite depuis le  4 février et, jusqu’au 5 mars. Une période idéale pour venir découvrir ou redécouvrir, avant la haute saison touristique, ces joyaux du Néolithique et leurs alentours, dans des conditions privilégiées. L’occasion de profiter du calme des rivages côtiers et du charme des couleurs hivernales.

LE CAIRN DE GAVRINIS

Le cairn de Gavrinis recouvre un dolmen à couloir de 14 m de long, au bout duquel se trouve une chambre funéraire, presque carrée, de 2,50 m de côté. Les premières fouilles connues du cairn de Gavrinis datent de 1835 et ont permis de dégager l’intérieur du dolmen. D’autres recherches furent ensuite menées par l’archéologue Zacharie Le Rouzic, qui réalisa les premiers travaux de restauration du site vers 1930.

Ce tombeau devait être destiné à des personnages illustres de la société de l’époque. Son ornementation exubérante a été réalisée avec des percuteurs en quartz, retrouvés sur le terrain.

A partir de 1979, d’importantes fouilles et travaux de restauration ont été entrepris et ont bouleversé les connaissances sur ce monument : la face cachée de la dalle de couverture de la chambre sépulcrale présente des gravures d’animaux. Après étude, les archéologues ont réussi à raccorder cet élément de 17 tonnes à un autre fragment, situé à Locmariaquer, à environ 4 km de son emplacement actuel : les cornes d’un bovidé présentes sur la dalle de Gavrinis raccordent parfaitement avec la suite de l’animal présent sur celle de Locmariaquer.

L’archéologue Charles-Tanguy Le Roux, fouilleur de Gavrinis et de la Table des Marchands a montré que ces fragments étaient issus d’une seule et même grande stèle de 14 m de haut, probablement dressée à proximité du Grand Menhir brisé à Locmariaquer. Cette découverte atteste le réemploi des pierres et l’évolution de monuments liés entre eux. Elle montre également la capacité des néolithiques à transporter de telles charges, sur de longues distances et par voie maritime.

Le cairn de Gavrinis est aujourd’hui le premier monument entièrement numérisé. Avec ce formidable outil, le site commence à livrer aux chercheurs des pistes de compréhension sur la complexité et la richesse des étonnantes figures ornementales qui couvrent entièrement 23 de ses 29 dalles. Grâce à la numérisation en 3D du site, les recherches avancent sur l’interprétation des gravures. La recherche actuelle, à travers les travaux de l’archéologue Serge Cassen, émet ainsi l’hypothèse d’une écriture ornementale qui vise à raconter une histoire mythique ou symbolique.

POUR LE DECOUVRIR :

Embarquez depuis le port de Larmor-Baden et venez faire escale sur l’île de Gavrinis pour visiter l’un des plus exceptionnels sites préhistoriques de France : le cairn de Gavrinis. Le cairn de Gavrinis est une monumentale architecture funéraire de pierre sèche, abritant un dolmen. Il fut érigé vers – 4 000 av. J.C. Il est reconnu dans le monde entier pour la profusion de ses ornementations gravées.

Découvrir Gavrinis, c’est jouir d’un panorama époustouflant sur le Golfe du Morbihan, entre Berder, Er Lannic, l’île de la Jument, la presqu’île de Rhuys et plus loin sur l’horizon, l’embouchure du Golfe et l’océan.

C’est aussi remonter le temps. Construit il y a près de 6 000 ans, au Néolithique, bien avant Stonehenge, les célèbres pyramides d’Egypte et les Moaï de l’île de Pâques, le cairn de Gavrinis est une architecture funéraire de pierre sèche, abritant une sépulture de nos lointains ancêtres.

Et découvrir un joyau de la préhistoire. Le cairn de Gavrinis est remarquable par ses dimensions : plus de 50 m de diamètre, 6 m de haut, et par ses ornementations. Il offre une profusion de gravures d’une rare finesse, que l’on ne retrouve nulle part au monde. Haches, arcs, spirales… sont représentés, mais que symbolisent-ils ? Pourquoi les hommes du Néolithique ont-ils érigé un tel monument ? Qui étaient-ils ? Comment vivaient-ils ?

LE CAIRN DU PETIT MONT

Situé à l’extrémité de la presqu’île de Rhuys, sur la commune d’Arzon, le site mégalithique du Petit Mont domine l’océan et le Golfe du Morbihan. Cet imposant monument de plus de 6 000 ans se parcourt comme on lit un livre d’histoires.

Le cairn de Petit Mont enchante autant par son cadre naturel que par son histoire exceptionnelle, pour le plus grand plaisir des amoureux de nature et de patrimoine !

Découvrir le cairn de Petit Mont, c’est admirer une vue exceptionnelle sur l’horizon. Culminant à 36 m au-dessus de la mer, le cairn de Petit Mont offre l’une des vues les plus imprenables sur l’océan, Belle-Île, Houat, Hoëdic, la pointe de Kerpenhir à Locmariaquer, mais aussi sur le cairn de Gavrinis et l’ensemble du Golfe du Morbihan.

Mais c’est aussi partir à la découverte de la presqu’île de Rhuys. Dans un environnement naturel d’une rare beauté, le cairn est un formidable point de départ pour se balader autour du monument, sur les sentiers côtiers et plages environnantes. A seulement 15 minutes à pied de Port-Crouesty, il est également facile de partir du cairn de Petit Mont à la découverte des autres sites mégalithiques et patrimoniaux de la presqu’île de Rhuys : Tumiac, Graniol, Bilgroix et le Domaine de Suscinio.

Le Petit Mont c’est unpatrimoine absolument unique. Le cairn de Petit Mont est une architecture mégalithique de près de 6 000 ans, mais pas seulement : un bunker y fut construit en 1943 !

Découvrir le cairn de Petit Mont, c’est comprendre notre Histoire. Avec les hommes du Néolithique, puis l’époque gallo-romaine, où le site fut utilisé comme temple, et enfin comme lieu stratégique lors de la seconde guerre mondiale, le cairn de Petit Mont rappelle que l’histoire n’a eu de cesse de s’écrire et de se réécrire sur ce promontoire. Venez la découvrir, elle est riche et passionnante !

Le Petit Mont de la Préhistoire à nos jours :

Depuis le Néolithique, l’époque gallo-romaine, la Seconde Guerre mondiale, cet immense cairn a, en effet, servi de tombeau, de sanctuaire, puis de belvédère pour les militaires et d’amer (de repère visuel) pour les gens de mer. Certaines dalles du monument présentent des gravures caractéristiques du Néolithique (crosses, haches…), d’autres attestent d’une fréquentation gallo-romaine. La construction d’un bunker 2 000 ans plus tard (durant la Seconde Guerre mondiale), au sein même du monument, confirme l’emplacement stratégique du site. Le cairn de Petit Mont se visite ainsi comme on parcourt un livre d’Histoire.

Le cairn de Petit Mont recèle plusieurs tombes à couloir. Les premières fouilles menées sur le site ont eu lieu en 1861 par D. de Cussé et L. Galles, puis par Z. Le Rouzic en 1904 et 1936. Elles concernaient le dolmen 3a. Elles sont reprises ensuite, entre 1979 et 1989 par J. Lecornec. Le monument révèle alors sa structure complexe et une construction en plusieurs étapes. Il est en fait composé d’un tertre datant de 4600 av. J.C., du cairn 1 (4500 av. J.C.), du cairn 2 (3900 av. J.C.), du cairn 3 (2700 av. J.C.) et du bunker coulé en 1943, détruisant en partie le reste du monument.

Le tertre : premier élément du site, il est de forme ovolaire de 50m de long, 15m de large et 1.60m de haut. Construit vers 4 600 av. J.C., il devait s’agir de la sépulture d’un haut dignitaire. Le cairn 1 : érigé vers 4 500 av. J.C., il vient couvrir en partie le tertre. Il ne reste aucun vestige de la chambre. Le cairn 2 : il vient s’appuyer contre le précédent, vers 3 900 av. J.C. Il abrite un dolmen à couloir, dont la particularité est d’être entièrement dallé. 11 dalles gravées ont été découvertes durant les fouilles archéologiques, contemporaines de la construction du cairn de Gavrinis. Le cairn 3 : construit aux alentours de 2 700 av. J.C., il vient condamner l’accès au dolmen 2 et recouvre les deux premiers cairns. Il contient deux dolmens (le 3a et le 3b). Le dolmen 3a est facilement reconnaissable par le linteau reconstruit par Z. Le Rouzic. Il présente plusieurs dalles ornées de gravures. Le bunker : durant le Mur de l’Atlantique, en 1 943, l’armée allemande construit un bunker au sein même du monument, venant ainsi détruire le dolmen 3b, une partie de la chambre funéraire du dolmen 3a et l’entrée du dolmen 2.   

Périodes d’ouverture 2017 :

Du 4 février au 5 mars Ouvert tous les jours de 14h à 18h30 (sauf le lundi) Du 1er avril au 30 juin Ouvert tous les jours de 14h à 18h30 (sauf le lundi) Du 1er juillet au 31 août Ouvert tous les jours de 11h à 18h30 Du 1er septembre au 1er octobre Ouvert tous les jours de 14h à 18h30 (sauf le lundi) Du 21 octobre au 05 novembre Ouvert tous les jours de 14h à 18h30 (sauf le lundi) 

Ces deux sites sont des propriétés du Département du Morbihan auxquels s’ajoutent le Domaine de Kerguéhennec et le domaine de Suscinio :

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