HISTOIRE & PATRIMOINE-1 : LE RETOUR DE L’ANNEAU

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Oyez, Oyez braves gens, venez que je vous conte l’extraordinaire, la fabuleuse histoire du retour en notre doux pays de France, de l’anneau de Jeanne, notre Pucelle qu’Anglois brûlèrent à Rouen.

 L’affaire commence le 26 février de l’An de grâce 2016. En la perfide Albion, une maison d’enchères met en vente un anneau du XVe siècle. Et, oh surprise ! Après moultes expertises, il d’avèrerait que cet anneau fut celui que l’infâme Évêque Cauchon a dérobé à La Pucelle lors de son procès en mai 1431. Les doctes membres de ces sociétés savantes affirmant son authenticité.

C’est alors qu’un preux chevalier, du nom de Philippe de Villiers, décide de ramener cette précieuse relique chargée de symbole en France.

Et le 29 février, grande fut la joie d’apprendre qu’un mystérieux acheteur français avait acquis cet anneau vénéré pour la somme de 376 833 écus…euh, je veux dire euros.

 Fin de l’histoire, me direz-vous. Que nenni !

Notre Sire Philippe, que l’on croyait définitivement aux oubliettes, nous annonce, à grands coups de médias, que l’anneau de Jeanne, arraché au feu des enchères, sera désormais à l’abri en son domaine du Puy du Fou. Et de l’installer, en grande pompe devant une foule extasiée de 5 000 personnes…

 Mais, parait-il, Outre-Manche, quelques esprits chagrins ourdissent un complot pour récupérer cet anneau, alléguant qu’il fait partie du patrimoine britannique. Alors, brandissant l’étendard de la France éternelle, Messire Philippe part en campagne. L’anneau restera en France. Déjà que les Anglais ont condamné notre Pucelle au bûcher, ils ne vont pas, en plus, avoir l’outrecuidance de vouloir garder son anneau. Mortecouille ! Sa place est au Puy du Fou.

 Douce France, il règne en ce printemps comme un parfum médiéval qui fleure bon les bergères et les preux chevaliers…

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